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Les avantages de la contraception d’urgence mis en exergue

mardi 9 mars 2010

(APS) – La division de la Santé de la reproduction (DSR) a procédé mardi à Dakar à la restitution d’une étude sur la contraception d’urgence dans les officines, dans l’optique de "proposer une stratégie de promotion opérationnelle de cette forme de contraception à partir des informations de base recueillies auprès des pharmaciens et des vendeurs de comptoirs".

En effet, d’autres études menées auparavant ont montré que l’accès rapide à une contraception d’urgence permettait de "réduire de façon significative l’ampleur des grossesses non désirées et des avortements chez la femme", a expliqué la responsable de la planification familiale au niveau de la DSR, Aissatou Coly au cours de la présentation des résultats de l’étude.

Ainsi pour justifier l’opportunité de l’enquête menée auprès de 22 pharmacies de Dakar et banlieue, avec l’appui de Population Council, elle a souligné que la contraception d’urgence était "très peu connue du public". Les pharmacies demeuraient le principal canal à travers lequel cette méthode était offerte, a-t-elle dit.

La contraception d’urgence (CU) est une méthode contraception d’appoint ou d’exception qui permet d’éviter la survenance d’une grossesse après un rapport sexuel non protégé, a expliqué encore la responsable de la Planification familiale.

De ce fait, une "meilleure connaissance de cette méthode disponible dans les structures sanitaires devrait permettre de combler les besoins non satisfaits de planification familiale estimés à 33%", tout en contribuant à réduire l’ampleur des grossesses non désirées chez les femmes en âge de reproduction.

L’étude a ainsi montré "l’insuffisance d’informations des prestataires des pharmacies sur la CU et la limite de la qualité de l’offre des services", a-t-elle rapporté.

Dans la quasi-totalité des pharmacies visitées, c’est la pilule Norlevo qui est disponible en vente libre alors que les pilules classiques sont vendues sur prescription mais sont peu proposées comme méthode de contraception d’urgence, note les résultats de l’étude.

"La plupart des prestataires dans les officines ne disposent pas d’informations actualisées sur les protocoles en vigueur sur l’offre de contraception", a relevé Mme Coly.

"Pourtant, la majorité des gens, quand ils sont confrontés à des problèmes d’urgence, se référait au niveau des pharmacies et l’idéal c’est qu’ils puissent être pris en charge au niveau des structures sanitaires", selon Youmané Faye, chargé du programme Planification familiale au niveau de Population Council.

Le produit de contraception d’urgence existe au niveau de la pharmacie avec un coût relativement élevé (3700 francs Cfa) et revient à 200 francs au niveau des structures de santé avec une subvention du ministère de la Santé par le biais de l’UNFPA depuis 2006, a relevé Mme Faye pour mettre en évidence le "manque d’informations".

C’est pourquoi, elle a mis l’accent sur la nécessité d’une campagne d’informations en vue de sensibiliser les femmes pour les orienter vers les structures de prise en charge de la planification familiale, au lieu "d’abuser" de cette forme de contraception dite de "secours".

Ainsi, à l’issue de la restitution de l’étude, les recommandations ont porté essentiellement sur la formation des prestataires de pharmacies sur les nouveaux protocoles en matière d’offre de CU, sur la mise en place d’un système de référence entre les pharmacies et les structures de planification familiale.

Les participants ont aussi souligné la nécessité de faire l’état de la situation de l’utilisation de la CU par la mise en place d’un système de collecte de données dans les officines.

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