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CRISE DANS LE SECTEUR DE LA SANTE : Les cadres libéraux en médiateurs

lundi 26 juillet 2010

Au moment où la crise perdure dans le monde de la santé avec les impasses de grève répétées, des cadres libéraux se sont invités dans la médiation pour tenter une issue à cette situation difficile. En tout cas hier, dimanche, à l’occasion d’un point de presse qu’ils ont tenu à Dakar avec les dirigeants de la Convergence Sutsas-Sas , les jalons de l’espoir de sortie de crise ont été jetés.

Après l’énergie et les inondations, le secteur de la santé préoccupe vivement les libéraux du régime de Wade. La coordination nationale des cadres libéraux Cncl a tenu hier un point de presse avec la convergence Sutsas-Sas pour annoncer leur médiation dans la recherche de sortie de crise. Face à la presse, son vice président chargé des programmes Samba Ndiaye entouré de ses principaux collaborateurs a expliqué que cette rencontre avec les médias est une suite logique d’une série de rencontres initiées d’abord avec la convergence syndicale, vendredi dernier à leur demande, et ensuite avec M. Modou Diagne Fada, le ministre de la Santé et de la Prévention. Cette démarche selon le président des cadres libéraux entre à droite ligne de leurs objectifs car les crises actuelles dans le secteur de l’énergie et des inondations étaient assez suffisantes pour en rajouter. C’est pourquoi, en tant que cadres et membres du Pds, ils viennent pour jouer l’apaisement.

Et pour éviter que la situation ne s’empire, les libéraux ont réaffirmé hier qu’ils œuvrent pour que le gouvernement et les syndicalistes se retrouvent avant l’évaluation du plan d’action de la convergence Sutsas Sas prévue le 27 juillet prochain. Cette rencontre à laquelle le gouvernement et les syndicalistes sont conviés par les cadres libéraux doit permettre de trouver un accord sur certains points d’achoppement. Toutefois, le responsable des cadres libéraux a précisé qu’il sera extrêmement difficile de satisfaire l’ensemble des revendications. D’emblée il dira qu’ils ont identifié avec le ministre de la santé les problèmes à partir desquels des solutions pourront être trouvées.

Le responsable des Cadres libéraux est revenu également sur les acquis que le gouvernement a eu dans le secteur de la santé. En témoigne selon toujours lui, le budget de la santé qui est passé de 30 milliards en 2000 à 110 milliards en 2009, le nombre de médecins de 350 à 750 dans la même période. Des pharmaciens qui étaient au nombre de 70 sont passés à 107, les chirurgiens dentistes de 51 à 105. Des techniciens de santé de 112 à 493. Les infirmiers et assistants infirmiers de 1179 à 2193 agents et des sages femmes d’état de 558 à 797. Sans compter que pour cette année 2010 près de 580 agents seront recrutés par le processus déjà enclenché. De telles réalisations attestent selon les libéraux de la volonté du Président de la république d’accompagner le secteur de la santé. C’est pourquoi dit-il, les cadres libéraux ont appelé les syndicalistes de la convergence à cultiver un climat de paix. Ils ont déclaré également qu’ils vont poursuivre la médiation en rencontrant tous les acteurs qui interviennent dans les dossiers en l’occurrence la primature, les ministres des Finances ainsi que celui de la Fonction publique.

« léketou kessé nakhoul beye * » ironise le président de la Convergence

Interpellé sur des garanties à donner aux travailleurs pour la satisfaction de leurs revendications, le vice-président des cadres libéraux a fait comprendre qu’il y a les accords signés avec le gouvernement. Mais dés que les accords concernent plusieurs départements ministériels impliqués dans leur exécution, cela n’est jamais facile.

Cependant concernant les points qui relèvent du ministre de la santé, il soutient qu’il y a bien une évolution. Revenant sur le statut du personnel, il réaffirme que le dossier avance correctement et qu’ils vont essayer de convaincre le gouvernement à le signer surtout après que tous les amendements ont été faits. Samba Ndiaye a tenu à souligner que la médiation est importante parce qu’il y a certaines questions qui ne demandent qu’à être discutées pour être réglées.

Pour Mballo Dia Thiam président de la Convergence Sutsas-Sas, si des bonnes volontés peuvent jouer leur partition et faire en sorte que le gouvernement respecte ses engagements, ils ne demandent que cela. Mballo Dia Thiam a aussi voulu être très clair avec les cadres libéraux en soutenant que les travailleurs accepteront tous les compromis dynamiques mais sans aucune compromission. Il dira en outre que la convergence va délibérer sur la suite à donner à cette médiation. De toute façon « leketou kessé nakhoul beye » ironise le président de la Convergence qui conclut en révélant que le Conseil économique et social les a auditionnés. Et qu’ils sont prêts à répondre devant le Sénat et l’Assemblée nationale parce que ce qui les intéressent, c’est le développement du système de santé et c’est pour cela qu’ils se battent de toutes leurs forces.

Source:Sud Quotidien

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